Madame la Conseillère M. Picard : la délibération N° CP-2026-0402 propose d’attribuer deux subventions à des associations toutes deux présentées comme accompagnant des personnes en situation de précarité.
D’une part, Le Mas. Une structure lyonnaise bien connue dans l’accompagnement des publics fragilisés de notre Métropole et qui intervient, depuis de nombreuses années, en lien avec les collectivités… Le Mas est notamment -doit-on dire était ?- l’opérateur intervenant dans les Stations. Évidemment, je soutiens la subvention à cette association.
D’autre part, La Maison de Marthe et Marie. Cette fois, il s’agit d’une structure qui n’était pas partenaire de la Métropole de Lyon jusqu’à présent… Et pour cause ! Lorsque l’on se connecte au site de l’association, la vitrine est jolie : il est question de « colocations solidaires entre femmes enceintes, jeunes mères, étudiantes et jeunes pros », de soutien aux mères isolées, de projets de vie, … Il faut creuser un peu sur le site pour voir que cette structure est soutenue par « Les nuits du bien commun ». Il s’agit donc d’une structure de la « galaxie Stérin » dont le soutien aux idées réactionnaires, voire d’extrême droite, a été largement documenté, notamment par le travail minutieux de Thomas Lemahieu pour le journal l’Humanité. De PERICLES aux Nuits du Bien Commun, l’objectif de Monsieur Stérin est de permettre aux idées réactionnaires d’avoir pignon sur rue et d’infuser notre société. Avec Les Maisons de Marthe et Marie, l’objectif insidieux est un prosélytisme anti-IVG assumé. Cela a été également documenté par Sarah Bosquet et Rozenn Le Carboulec pour le média La déferlante.
En tant que communiste, en tant que militante féministe et, alors que le droit à l’IVG a été heureusement constitutionnalisé en France le 8 mars 2024, je ne peux cautionner le soutien à une association qui, sous couvert d’aider des femmes en situation de précarité, combat en réalité leur droit à disposer de leur corps.
Je demande donc un vote séparé sur cette délibération.