Il ne faut pas opposer prévention et sécurité !

2026-0232 - Délibération cadre pour une Métropole plus sûre au quotidien -

Madame la Conseillère M. Picard : Madame la Présidente, mesdames, messieurs, la sécurité est un droit fondamental. C’est même le premier droit qui permet à chacun d’exercer pleinement les autres : le droit de vivre tranquillement, de se déplacer, de travailler, d’étudier, d’accéder aux services publics et de profiter de l’espace public.

C’est aussi une préoccupation très forte de nos concitoyens. Au même titre que le pouvoir d’achat, la sécurité et la tranquillité publique font partie des sujets qui reviennent régulièrement dans les échanges que nous avons avec les habitants.

Nous devons donc être en mesure d’apporter des réponses concrètes à ces attentes, en tenant compte des réalités et des problématiques propres à nos territoires.

 La délibération qui nous est proposée comporte des  éléments intéressants et certaines orientations vont dans le bon sens.

La sécurité publique relève d’abord de la responsabilité de l’État. C ’est pourquoi, nous demandons une augmentation des effectifs actuels  afin de disposer de forces de police à la hauteur des besoins face aux nouvelles problématiques de nos territoires.

Cette exigence doit s’accompagner d’une transparence réelle sur les effectifs : postes prévus, postes pourvus, postes vacants.

La sécurité ne peut, cependant, reposer uniquement sur la réponse policière. Il ne faut pas opposer prévention et sécurité : les habitants ont besoin des deux. Ils ont besoin de réponse lorsque les faits se produisent, mais ils ont aussi besoin que nous agissions en amont pour éviter que certaines situations ne se dégradent. 

La prévention joue donc un rôle essentiel, notamment auprès des jeunes et dans les quartiers qui connaissent le plus de difficultés.

Certains dispositifs ont fait leur preuve, comme l’ALTM (Agence Lyon Tranquillité Médiation) dans certains collèges. Il est important de savoir ce que ces dispositifs vont devenir et quels moyens leur seront consacrés.

Avec l’évolution des besoins et l’élargissement de nouveaux quartiers prioritaires, la question des moyens humains se pose. Est-ce que les effectifs d’éducateurs de prévention seront renforcés pour répondre aux besoins de ces territoires ?

Nous voulons également revenir sur la question de la brigade dédiée aux bailleurs sociaux qui nous paraît particulièrement intéressante. Je rappelle que cette proposition figurait dans le projet que nous avions porté lors de élections. Nous défendions déjà l’idée d’une présence renforcée au plus près du terrain, au contact des habitants et des réalités quotidiennes.

Cette proximité est essentielle. Elle permet d’identifier les difficultés, de dialoguer avec les habitants et les acteurs locaux et, lorsque cela est nécessaire, de permettre une intervention plus rapide et efficace.

Nous sommes donc favorables au développement de ce type de dispositifs, à condition qu’ils s’inscrivent dans une politique globale et coordonnée. 

En conclusion, nous resterons attentives à la réalité des moyens et la mise en œuvre concrète sur le terrain afin que ces orientations produisent des effets concrets dans la vie de nos habitants.

Je vous remercie.

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