Un défi par rapport aux besoins !

2021-0399 - Modification du tableau des emplois des effectifs 2021 -

M. le Conseiller MILLET : Monsieur le Président, chers collègues, je crois avoir tout dit dans l’intervention sur le budget et, donc, je serai très court.

Simplement, demander à monsieur Collomb s’il reconnaît la situation d’urgence dans laquelle il a laissé les missions sociales de cette Métropole face aux défis auxquels sont confrontés les travailleurs sociaux, en général, dans toutes nos missions.

Et nous faisons, ici, un pas important pour tenter de redonner à nos équipes la capacité à répondre aux demandes, mais nous avons bien conscience que c’est un défi par rapport aux besoins.

Je vous remercie.

Un premier budget qui marque de premières ruptures !

2021-0396 - Budget primitif 2021 - Tous budgets -

Monsieur le Conseiller MILLET : Monsieur le président, chers collègues, j’espère que vous avez tous reçu mes vœux et apprécié les extraits de poèmes d’Aragon qui parlent du Parti Communiste, ce qui me permet de dire aux intervenants de Droite : non, nous ne sommes pas l’extrême-Gauche mais le parti qui a vocation à diriger l’État pour la grande majorité de notre peuple, celle qui souffre de la société telle qu’elle est.

Ce premier budget de la nouvelle majorité métropolitaine a été construit dans une crise qui bouscule autant notre quotidien que notre économie et notre vision des politiques publiques. C’est pourquoi nous tenons d’abord à remercier les agents de la métropole qui assurent les missions de service public, malgré les contraintes, et nous ont permis de commencer à mettre en œuvre notre programme.

Certains espéraient que le monde d’après la crise soit, par miracle, un nouveau monde, mais nous avons l’expérience du discours du nouveau monde, celui qui a fait d’un premier de cordée des élites françaises un Président de la République, avec une assemblée devenue une annexe de l’Élysée. Non, ce monde d’après était un idéalisme médiatique, car nous sommes bien dans ce monde d’aujourd’hui, en crise structurelle accélérée par le coronavirus.

C’est dans ce contexte qu’il nous faut à la fois tenir nos engagements et répondre aux urgences, construire cette autre métropole des Communes et des citoyens que nous espérons, en confortant des missions en première ligne face à la crise.

Ce budget doit donc tenir compte de la baisse possible de certaines recettes et de la hausse certaine de nombreuses dépenses, et il ne peut donc être qu’un budget de transition -une transition dont personne ne peut dire aujourd’hui combien elle peut durer. Peut-être, en fait, est-ce cette crise qui définit durablement notre monde. Nous nous félicitons d’abord d’un budget qui assume les priorités sociales, tenant compte, par exemple, des prévisions du RSA mais créant les conditions aussi d’un revenu jeunesse. Rappelons-nous les discours macronistes, qui n’ont que quelques mois, dénonçant les dépenses sociales avec cette expression choc « ce pognon de dingue ». Il s’agissait de 26 milliards des minima sociaux, 17 milliards d’allocations logements. Mais face au Covid, l’État a engagé 86 milliards d’aides -dont 19 pour les petites entreprises et les indépendants-, sans compter les 300 milliards de prêts garantis aux entreprises, et on s’y perd tellement il y a des aides diverses. Bruno Le Maire a évoqué un total de 470 milliards, et le Président n’a pas dit que c’était un pognon de dingue !

Nous savons que le défi des dépenses sociales est d’abord le non-accès au droit, et non pas les fraudes qui préoccupent tant, en général, les Droites. La Fondation Abbé-Pierre estime ce non-recours à 30 %, et le rapport de la Cour des comptes sur les quartiers prioritaires pointe aussi ce non-recours au droit qui fait, par exemple, qu’il y a moins de boursiers en QPV qu’attendu par les statistiques de revenus.

Nous nous félicitons aussi des créations d’emplois permises par ce budget sur nos priorités et, notamment, le renfort tant attendu de nos missions sociales dans les MDM. Rappelons que leurs effectifs sont restés constants depuis des années alors que les besoins sociaux explosent. Nous nous félicitons aussi de la création de postes d’éducateurs quand nous mesurons partout l’urgence de construire des issues pour tant de jeunes marqués par la violence de la rue et l’économie parallèle. Monsieur Vincendet, j’imagine que vous estimez ne pas en avoir besoin malgré la dégradation de la situation dans les quartiers que vous connaissez vous aussi.

Alors, nous savons bien que les oppositions vont nous tenir l’éternel discours de la dangereuse masse salariale. Quand cette masse salariale est privée, pas de problème et tant pis si elle est alors enflée par les retraites dorées et les hauts salaires. Comparez les salaires des dirigeants de grandes services publics et leurs équivalents une fois privatisés, c’est fois dix, fois vingt ! Mais quand elle est publique, alors c’est, pour les Droites, le mal absolu !

Eh bien tant pis pour elles ! Le service public a fait la démonstration de son efficacité, de sa solidité et, même, de ses capacités d’adaptation, d’innovation, de solidarité dans un contexte mouvementé.

C’est d’ailleurs le même débat que pour la TEOM que la très libérale association CANOL combat, comme toute fiscalité, dans le seul intérêt des plus aisés. Ainsi, certains ne supportent pas qu’un riche propriétaire doive payer pour les déchets en fonction de la valeur de son bien. Ce sont les grandes entreprises de la distribution qui sont les premières bénéficiaires des actions de la CANOL et de tant d’autres qui mènent une bataille juridique contre une fiscalité redistributrice de fait. Et nous sommes heureux que les décisions de justice récentes nous soient favorables.

De toute façon, il est clair que le modèle historique de la fiscalité locale, totalement déconstruit par les réformes successives, est désormais incompréhensible en plus d’être historiquement injuste. Aucun citoyen ne peut comprendre les mécanismes de compensation divers consécutifs à la suppression de la Taxe d’habitation, et personne ne comprend l’aberration de maintenir une Taxe d’habitation pour les associations et les acteurs publics appliquée, de plus, de manière très aléatoire. Oui, la fiscalité locale doit être repensée, et d’autant plus qu’on considère les Communes comme le premier lieu de la citoyenneté, la première école de la démocratie et que leur autonomie financière ne peut exister sans une fiscalité propre qui soit réellement la leur, même si des mécanismes de redistribution territoriale sont nécessaires.

Mais, il sera indispensable d’innover pour construire une autre métropole dans les années à venir. Nous souhaitons un groupe de travail prospectif sur le budget, notamment sur les recettes pour s’adapter à une crise dont la caractéristique est d’aggraver les inégalités. S’il y a des habitants, des acteurs associatifs et économiques qui doivent être aidés plus fortement, il y a des contribuables, habitants et acteurs économiques qui peuvent contribuer plus fortement ! Nous budgétons, pour 2021, une CVAE en baisse de 3,5 % et des droits de mutation en baisse de 2,7 %, mais il faudra suivre de près les données économiques car, par exemple, si le volume de vente immobilière a baissé, les valeurs ont augmenté… Nous devrons aussi travailler sur la DSC qui, pour l’instant, n’a pas pris en compte la hausse annoncée, l’an dernier, par l’exécutif, sujet que nous devrions pouvoir prendre en compte au BS pour assurer un rééquilibrage territorial.

Nous partageons le choix d’aller vite pour une PPI opérationnelle dès ce début d’année afin d’accélérer la commande publique au service de la reprise économique. Permettez-moi de rappeler à Max Vincent, et d’autres, que les Maires ont souvent vu des projets inscrits dans les PPI du passé sans être réalisés. Et permettez-nous de nous féliciter, contrairement à Nicole Sibeud, d’une règle équitable de répartition territoriale, loin des priorités politiciennes précédentes.

Pour ce mandat, nous restons attentifs à notre capacité de relever des défis dans ce mandat, concernant le logement, les collèges, la réhabilitation énergétique des logements comme du patrimoine public, le développement de nouvelles lignes de métro -tant de sujets qui étaient au cœur des attentes sociales conduisant au changement de majorité. Le travail fin sur la PPI, en lien avec les Communes, doit se poursuivre pour préciser les priorités, partager le dimensionnement des projets et préparer, sans attendre, la clause de revoyure annoncée.

Permettez-moi, sur ce sujet, de répondre aux propositions d’amendements du groupe de monsieur Collomb. Monsieur Pelaez ne peut jouer l’innocent sans histoire. La situation désastreuse des collèges est un héritage des majorités de Droite du département que monsieur Collomb n’a pas vouloir voir. Il a fallu attendre monsieur Kimelfeld pour que l’enjeu apparaisse enfin. La Vice-Présidente travaille à un Schéma directeur des collèges que nous appelions de nos vœux les années précédentes, et ce sera l’outil de la transparence sur le niveau des besoins comme sur les priorités.

De même, l’enjeu largement partagé du RER métropolitain demande de nous mobiliser pour un nouveau cadre entre la Métropole, la Région et l’État. Nous savons tous que le RER métropolitain ne se concrétisera pas sans un engagement fort de l’État, à commencer par la réalisation complète du CFAL, indispensable pour libérer les sillons au RER, mais aussi en créant les conditions, avec la SNCF, de l’avenir des gares périphériques.

Et la fracture démocratique demandera de relever des défis sur la place des services publics dans la proximité avec les habitants. On connaît les tensions dans la vie des collèges, dans les quartiers prioritaires, dans le monde étudiant, qui demandent de renforcer les politiques de prévention, d’accompagnement, de solidarité.

Nous l’avons dit dès la première séance du nouveau Conseil de Métropole : « Nous voulons contribuer à la réussite de ce mandat, passer du rêve à l’action pour changer cette métropole. »

Nous tirons un bilan positif des six premiers mois de notre majorité. Nous avons engagé le travail pour construire une autre métropole. Cela demandera du temps, dans un contexte de crise qui rend tout plus urgent et, pourtant, tout plus difficile. Beaucoup dépendra de l’engagement citoyen, de la mobilisation populaire pour bousculer les contraintes médiatiques, économiques et institutionnelles. Après la mise en place de notre majorité et le lancement des projets territoriaux cette année, il faudra des initiatives fortes de la métropole pour faire avancer de grandes politiques publiques sur le logement, les transports, l’emploi, l’université.

Les Communistes sont déterminés à pousser pour aller le plus loin possible vers la métropole des Communes et des citoyens que nous souhaitons.

Propositions pour le projet de Pacte de cohérence métropolitain

Courrier de Pierre-Alain Millet, Président du groupe, au président du Grand Lyon La Métropole

Monsieur le Président,

La Conférence métropolitaine des maires du 29 janvier prochain va soumettre aux 59 maires de la Métropole de Lyon le projet de pacte pour adoption.

Ce projet donne un contenu utile au pacte avec des contrats de territoires portant des politiques métropolitaines, mais n’aborde pas clairement la relation entre Commune et Métropole, sujet que nous avions évoqué en 2015 avec plusieurs amendements, qui proposaient que l’avis des Communes soit de droit sur toute compétence « articulée » et que l’avis exprimé d’une Commune devait être cité dans la délibération métropolitaine.

Le paragraphe 2.5 précise que « les délibérations portant sur des conventions entre la Métropole et les Communes ont vocation à être débattues avec les élus municipaux. » Cela se limite aux actions du pacte donc, par exemple, ne reprend pas les consultations du Conseil municipal existantes sur le PLUH, le PPGID, la ZFE, le RLP, …

Nous proposons donc d’enrichir ce paragraphe 2.5 avec deux ajouts simples.

« L’information fluide et régulière des Conseils municipaux sur les projets et actions de la Métropole est primordiale. Elle doit permettre à une ville de porter à connaissance de la Métropole un avis sur un projet de délibération métropolitaine la concernant. Cet avis est alors obligatoirement annexé à la délibération métropolitaine. »

Et, ensuite, dans le troisième alinéa du paragraphe suivant : « Dans le cadre de la mise en œuvre des actions du Pacte, les délibérations portant sur des conventions entre la Métropole et les Communes ont vocation à être débattues avec les élus municipaux. Les avis des Communes sont intégrées aux délibérations métropolitaines. »

Ces propositions s’inscrivent dans l’esprit du texte en éclairant mieux la place des Communes dans la métropole.

En espérant que vous les soutiendrez pour la Conférence des maires, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos meilleures salutations.

Collège Aragon et réhabilitation/reconstruction…

Courrier de Marie-Christine Burricand et Véronique Giromagny, représentantes de la Métropole, et de Sophia Brikh et Amel Khammassi, représentantes de Vénissieux

Madame la Vice-Présidente,

Depuis plusieurs années, le collège Aragon à Vénissieux est en attente d’une réhabilitation lourde, voire d’une reconstruction.

En effet, ce collège, construit dans les années 70, n’a jamais bénéficié de travaux de réhabilitation d’ensemble, et la nécessité d’une opération importante a fait l’objet de nombreuses alertes des équipes éducatives et leurs représentants comme des représentants des parents d’élèves. Elle a été reconnue par l’exécutif dans la précédente mandature ; le principe en avait été acté.

Nous venons vers vous pour connaître l’avancée de ce projet.

D’autre part, dans l’attente de cette réhabilitation/reconstruction, des travaux d’urgence avaient été programmés. Nous souhaiterions en connaître le détail et le calendrier.

En espérant que vous examinerez avec attention ces demandes,

Nous vous prions d’agréer, Madame la Vice-Présidente, l’expression de nos meilleures salutations.

Cinq ans après les accords de Paris… et la loi de transition énergétique…

Un terrible échec historique... il y a urgence à rompre avec ce système !

2015, accords de Paris…

2015, émissions carbonées de France en baisse depuis 1999 ; malgré les émissions importées, un impact carbone en faible baisse depuis 2010.

2015, loi de Transition énergétique pour une croissance verte

Résultat en 2020 : émissions en hausse, impact carbone par habitant en nette hausse…

La loi de Transition énergétique est un échec total !

2020 la crise, solution pour le climat ?

Pas du tout ! En septembre, la France a redémarré des centrales au charbon qu’elle devait fermer.

Les 100 milliards des énergies renouvelables électriques en France (300 milliards en Allemagne) contribuent à la spéculation sur l’électricité marchandise, mais pas à la continuité de fourniture. L’allié du gaz fossile, c’est l’intermittence éolienne et photovoltaïque !

Il faut mettre en cause cette loi de Transition énergétique, loi de marchandisation et de privatisation de l’électricité. Elle ne répond pas à l’urgence climatique en France, ne fait rien pour les transports, le fret, le rail passager… C’est la mise en concurrence et la privatisation, comme pour l’électricité avec la réforme HERCULE de démantèlement d’EDF en faveur de la privatisation du marché de l’électricité.

C’est la seule vérité de notre système économique et politique !

L’impact de la crise sanitaire sur les finances de la Métropole de Lyon et des communes membres…

Vœu déposé par les groupes Écologistes, Socialistes, la gauche sociale, et écologique et apparentés, Communiste et républicain, Métropole insoumise, résiliente et solidaire, Métropole en commun - Contribution du Rassemblement de la droite, du centre et de la société civile

M. le Conseiller MILLET : Monsieur le Président, chers collègues, Il s’agit d’un vœu qui, effectivement, porte sur les finances des collectivités locales, donc évidemment de la métropole, qui est porté par l’ensemble des groupes de la majorité et qui a fait l’objet de discussions et d’amendements, notamment du groupe LR, qui ont été pris en compte dans ce vœu.

Les amendements portaient sur la prise en compte des communes qui font, effectivement, face à la même situation de recettes et de dépenses impactées par la crise et, donc, qui sollicitent l’État pour en tenir compte.

Voilà, en résumé, ce vœu que, je crois, tout le monde a lu et qui semble faire consensus.

La vidéo de l’intervention ://youtu.be/LQgHI7CptfI?t=11380

Aréna… esprit critique et mise en perspective…

2020-0365 - Décines Charpieu - Projet d'une salle Aréna -

M. le Conseiller DEBÛ : Monsieur le Président, mesdames et messieurs les Conseillers, mon intervention va s’inscrire dans la suite des deux précédentes.

Par ce projet, porté très volontairement par la majorité précédente, il nous est proposé de poursuivre sur la voie du « sport-business » que l’ensemble des formations de la majorité ont dénoncé depuis des années. Dans la droite ligne du Grand Stade, et de l’OL-Vallée, en adoptant cette délibération, nous accompagnons cette démarche de marchandisation du sport et de la culture, au service non des citoyens mais d’une entreprise, qui fait de l’amour du sport et de la culture un business juteux à son seul profit.

Ce dossier nous est laissé en héritage par la majorité précédente, et nous ne pouvons ignorer les réalisations déjà inscrites dans le paysage, notamment le Grand Stade. Pour autant, il ne nous appartient pas de valider ce projet tel quel sans esprit critique et mise en perspective.

Parce que c’est l’ensemble du projet, certes privé, que nous devons réinterroger. En effet, nous sommes très loin d’équipements sportifs et culturels à la portée de tous ; non, c’est d’un véritable parc d’attraction dont on est en train de parler. Et pas à prix modique, soyez-en assurés. Sérieusement, un « City surf park », à 50 € la demi-heure, on ne va me faire croire que c’est du « sport pour tous »…

Alors, j’entends que les structures du basket professionnel soient demandeuses d’un stade de 16 000 places pour accueillir des compétitions de rang international. Mais, qu’en est-il de l’accompagnement du sport amateur dans nos quartiers ? Et ne me parlez pas de la poignée de places gratuites qui seront offertes de-ci de-là à quelques clubs ou collectivités, à la discrétion de l’entreprise…

Quid de l’impact, en termes de transports, dans le secteur ? On connaît tous la thrombose des voies d’accès les soirs de matchs de l’OL qui, grand seigneur, s’engage à un battement de cinq heures entre deux abonnements. Idir (Boumertit) vient de le dire : c’est à peu près le temps de vider un parking pour en remplir un autre. Et, soyons sérieux, les engagements de l’OL sur le sujet ne sont vraiment pas à la hauteur puisque, lancer une campagne pour encourager le… covoiturage… ce n’est pas exactement à la hauteur des ambitions. On peut dire que cela s’inscrit parfaitement dans le « dernier mandat pour le climat » !

Non, vraiment, mes chers collègues, ce projet, vu dans sa globalité, ne peut pas être celui de notre nouvelle majorité. Il ne reflète en aucun cas les priorités que nous ambitionnons de donner à notre collectivité. Et peu importe qu’il soit entièrement financé par de l’apport privé, nous connaissons tous les coûts environnementaux et sociaux de la prédation capitalistique ! Il s’agit ici d’une machine à fric, pas d’un équipement sportif et culturel digne de l’aménagement équilibré, accessible, respectueux de notre territoire.

Vous l’aurez compris, comme les deux groupes précédents, nous ne voterons pas cette délibération ; Michèle Picard s’abstenant.

Merci.

La vidéo de l’intervention ://youtu.be/LQgHI7CptfI?t=5001

Stop à la privatisation des cantines !

2020-0259 - Rapport des délégataires de service public - Activité de restauration scolaire dans les collèges - Sociétés Scolarest et Elior - 2019 -

Mme la Conseillère CHARNAY : Monsieur le Président, chers collègues, notre groupe s’abstiendra sur cette délibération puisque nous avons toujours voté contre les Délégations de service public concernant les collèges. Nous portons le souhait de réorienter les politiques publiques afin de stopper la privatisation progressive des cantines de la métropole, et d’aller vers un retour en régie de la restauration scolaire. Nous tenons à réaffirmer la nécessité d’une gestion publique des services publics, pour assurer une égalité entre tous.

Je vous remercie.

La vidéo de l’intervention ://youtu.be/LQgHI7CptfI?t=749

Vers un RER métropolitain ?

2020-0230 - Étoile ferroviaire lyonnaise (ÉFL) - Attribution d'une subvention d'équipement à SNCF Réseau - Signature de la convention partenariale -

Mme la Conseillère BURRICAND : Monsieur le Président, chers collègues, cette délibération fait suite au débat public qui s’est tenu du 11 avril au 11 juillet 2019 sur le Nœud ferroviaire lyonnais. Ce débat conduit à l’affirmation d’intentions mais à aucune décision de l’État, ce qui ne manque pas d’inquiéter sur un sujet qui nous paraît urgent. Nous partageons les intentions, la nécessité du développement du Réseau ferré autour de trois objectifs : développement en ligne et capacité voyageurs des TER et TGV, développement du Fret et urgence d’un RER Métropolitain. Les études proposées se concentrent sur la nécessité d’améliorer la capacité, la sécurité et la qualité du Nœud ferroviaire lyonnais dans la perspective d’un développement d’un RER métropolitain.

Nous savons les craintes que suscite l’annonce de nouvelles infrastructures de transport dans la population mais nous savons aussi le prix payé par les mêmes populations et, particulièrement dans l’est lyonnais : bouchons, poids lourds, nuisances diverses. Nous serons très attentifs à la protection des habitants et nous voulons que les nouvelles infrastructures possibles permettent des aménagements sources d’amélioration de la qualité de vie des populations, notamment des populations riveraines. Il faut aller de l’avant pour sortir du fléau des poids lourds sur nos routes et des bouchons dans l’accès à l’agglomération : une politique ambitieuse. C’est pourquoi nous défendons le projet de création d’infrastructures permettant de faire passer plus de trains dans et autour de l’agglomération. On peut discuter où et dans quelles conditions, mais nous avons tous intérêt à obtenir les financements publics nécessaires ! Et il faut obliger l’État à sortir de son désengagement et de la concurrence libre et non faussée. Depuis plusieurs années, le Gouvernement demande à la SNCF de limiter son intervention à l’entretien des lignes les plus rentables ; les autres continuent de fermer, enfermant les populations dans le tout voiture, ajoutant à la dévitalisation de certains territoires. La privatisation et la mise en concurrence du fret, les choix de la SNCF dans cette concurrence l’ont conduite à se concentrer sur ce qui était rentable et à développer sa filiale de transport routier, avec un coût économique social et environnemental important. Nous voulons inverser la tendance. Rappelons-nous que la SNCF transportait, il y a trente ans,  SNCF transportait, il y a trente ans, 50 millions de tonnes km de fret pour, aujourd’hui, 32 millions par cinq opérateurs, dont quatre privés.

Notre projet avancera d’autant mieux qu’il s’accompagnera d’une autre politique nationale du fret ferroviaire et, notamment, de la remise en cause de la restructuration/privatisation de la SNCF pour retrouver la cohérence nécessaire entre les infrastructures, le fret et le trafic passager.

Je voudrai faire trois remarques :

– Vénissieux sera impacté par la quatrième voie sur la ligne Saint Fons-Grenay. Nous ne nous y opposons pas mais rappelons des conditions non négociables : la première d’entre elles étant de protéger les riverains des nuisances sonores, vibratoires et visuelles. Ce nouvel aménagement doit même être l’occasion de réaliser des travaux d’isolation phonique, le long de la ligne. Nous demandons également que le CFAL nord et sud soit réalisé en totalité. Si seul le tronçon nord est réalisé, le fret ferroviaire se rabattrait sur la ligne historique Lyon-Grenoble. Ce qui serait catastrophique pour les riverains des communes traversées. Sur ce dernier point, nous devons, tous ensemble, contraindre l’État au risque, sinon, de créer une nouvelle inégalité territoriale dans notre Métropole et au-delà.

– Ensuite, le projet de RER métropolitain doit s’accompagner, loin de l’hyper-concentration actuelle, d’une vision multipolaire du développement de notre métropole, qui s’appuie sur les gares existantes -notamment celle de Vénissieux, troisième gare multimodale de l’agglomération, sous utilisée par la SNCF malgré l’arrivée du technicentre, essentielle pour les territoires des Portes du sud.

– Enfin, nous rappelons notre demande de revoir le PDU, sur la base d’une large consultation citoyenne, car il n’affiche pas les ambitions à la hauteur des besoins, notamment sur la question du ratio transports en commun et déplacements voiture que nous proposons, pour notre part, d’inverser en passant le Transport en commun à plus de 30 % et la voiture à moins de 30 %.

La vidéo de l’intervention : //youtu.be/4vstNFaGbGc?t=29639

Les besoins de stationnement dans la métropole…

2020-0227 - Rapport des délégataires de services publics - Activité d'exploitation des ouvrages de stationnement déléguée à la société Lyon parc auto (LPA), INDIGO, Q-PARK, EFFIA - 2019 -

M. le Conseiller MILLET : Brièvement, monsieur le Président, chers collègues, nous rappelons nos demandes du mandat précédent au sujet de ces nombreuses Délégations de service public, très diverses dans leurs histoires et leurs caractéristiques économiques : certains contrats, rentables, ne versant pas de redevances quand d’autres, très déficitaires, le font.

Nous héritons, sur ce sujet, de l’absence d’une politique globale du stationnement et nous demandons une remise à plat de l’ensemble de ces DSP pour permettre un débat public sur les besoins de stationnement dans la métropole.

Je vous remercie.

La vidéo de l’intervention : //youtu.be/4vstNFaGbGc?t=28888