Archives de catégorie : Déclarations et Communiqués

Face au mouvement de grève à la collecte…

Aboutir au plus vite en répondant aux attentes des agents !

Les élus Communistes et Parti de gauche de la métropole souhaitent que les négociations en cours avec les salariés de la collecte des déchets aboutissent au plus vite en répondant aux attentes des agents.

Le Président de la Métropole a annoncé des propositions ce 26 mars sur les salaires, mais l’intersyndicale a annoncé qu’aucun accord n’avait été possible.

Chacun comprend bien que la Métropole doit maîtriser sa masse salariale, dans un contexte de contractualisation imposée par l’État. Mais les dépenses de la collecte sont financées par la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères et donc, comme pour l’eau, la logique veut que les recettes de collecte paient les dépenses de collecte. C’était le principe validé par la mission TEOM que nous avons défendu. La Métropole vient de fixer le taux à un niveau qui représente 95 % des dépenses prévues. Elle l’a fait pour la sécurisation juridique d’une délibération contestée, depuis des années, en justice par ceux qui voudraient faire de la collecte un service marchand. Mais chacun voit bien, dans la situation actuelle, que la collecte est un service public nécessaire à tous -même ceux qui ne produisent pas de déchets- ! Il faut espérer que ce niveau de TEOM ne soit pas un frein à une décision favorable aux demandes de revalorisation des salaires.

Les revendications portent aussi sur des conditions de travail et, notamment, sur les difficultés de remplacements, qui conduisent parfois à des circuits de collectes réalisés avec un seul « ripeur ». Nous soutenons le besoin de deux « ripeurs », qui était défendu par tous les élus de la Métropole dans les discussions, suite au mouvement de 2012, et qui a été acté dans les marchés de 2015. L’organisation doit garantir qu’aucun agent ne se retrouve en situation de « mono-ripeur », dont nous connaissons la dangerosité.

Au-delà des agents de la collecte, la colère sociale contre l’injustice fiscale et sociale peut s’exprimer dans de nombreux secteurs. Pour beaucoup de travailleurs, les salaires sont trop bas pour vivre dignement : ce qu’ont exprimé les Gilets jaunes, les infirmières et d’autres.

Il faut espérer que d’autres catégories se mobilisent aussi pour faire grandir et converger un grand mouvement populaire pour une augmentation forte de la majorité des salaires, et faire cesser le scandale des très hauts revenus !

Un appel aux acteurs du logement social… Rencontrons-nous ! …

par Pierre-Alain Millet, Adjoint au Maire de Vénissieux chargé du logement, Conseiller métropolitain

Madame, Monsieur,

La multiplication des plans et conventions pour le logement, dans la métropole, faisant suite à une série de lois destinées officiellement à sortir du mal-logement nous mobilisent tous. Beaucoup d’efforts sont faits pour mieux gérer le logement social, les attributions mais, chaque année, le rapport de la Fondation Abbé-Pierre vient donner un écho médiatique à ce que nous constatons tous : les tensions montent autour des demandeurs car les attentes sociales sont de plus en plus fortes pour l’accueil, l’hébergement, les publics prioritaires, le logement social dans son ensemble.

Je suis intervenu le 18 mars dernier en Conseil de métropole pour donner un écho à ces situations et tenter de percer un faux consensus, qui laisse croire que les actions portées par la Métropole vont inverser les tendances au mal-logement dans un monde de précarisation continue du travail.

L’attractivité métropolitaine n’y change rien, car elle concerne aussi bien les investisseurs que les salariés ou les migrants. Nous savons que nous aurons, demain, plus de mal-logés, plus de demandeurs, plus de publics prioritaires, … Or, nos moyens stagnent ou régressent.

Je sais que beaucoup d’entre vous veulent défendre le modèle du logement social, le renforcer et mieux répondre, enfin, à la demande toujours plus forte ; mieux entretenir et maintenir un patrimoine historique ; plus et mieux construire partout dans l’agglomération ; mieux accompagner les locataires pour le vivre-ensemble ; mieux accueillir et accompagner les publics fragiles, les demandeurs prioritaires ; mieux articuler l’hébergement d’urgence, l’hébergement social et le logement social.

Mais, nous ne pouvons seulement faire le gros dos en espérant que l’orage passe ! Ce n’est pas un orage passager, mais un climat de long terme pour la privatisation du logement. L’accélération des décisions pour des cessions de logements massives, par les bailleurs, en est un signe évident. Elle aboutira, comme partout, à un mal-logement encore plus large, un taux d’effort des locataires toujours plus insupportable, des tensions sociales et territoriales toujours plus fortes.

La tradition lyonnaise du débat public cherche toujours un compromis humaniste qui laisse sa place à l’économique et au social, mais il ne peut y avoir de compromis socialement acceptable dans une politique de marchandisation du logement. Il n’y aura aucun ruissellement de l’immobilier de luxe vers le logement social.

Nous avons besoin d’une affirmation publique forte, politique et citoyenne, pour une fiscalité et une politique foncières au service du logement, une taxe d’aménagement redistributive, une ambition de construction de logement social abordable et d’hébergement à la hauteur des besoins partout dans l’agglomération, le retour à une aide à la pierre de haut niveau dans le budget de l’État, une mobilisation du 1 % logement vers tous les publics -y compris les salariés pauvres- et sa généralisation à tous les salariés, quels que soient le statut et la taille de leur entreprise.

C’est pourquoi je vous propose d’organiser une rencontre publique sur l’enjeu du logement, avant l’été 2019, pour faire entendre une réelle ambition pour le logement social -au-delà du nécessaire constat du mal-logement et des mesures d’urgence nécessaires-, une ambition pour dire à tous les demandeurs, locataires et acteurs : le logement social a un avenir si nous l’affirmons ensemble !

Restant à votre écoute,

Métropole de Lyon : un large rassemblement progressiste en 2020 pour créer la surprise !

Mettre en cause l'alliance Gauche-Droite historique de la métropole et bousculer la recomposition politique en retrouvant le cap à Gauche !

La démission de Gérard Collomb, après celle de Nicolas Hulot, souligne l’échec des promesses de « révolution » politique d’Emmanuel Macron aux dernières Présidentielles. Le dépassement de l’opposition historique entre la Gauche et la Droite dans cette majorité « de Gauche et de Droite » révèle sa vraie nature dans une politique toujours plus à Droite, avec une Gauche émiettée et une Droite tiraillée entre un Gouvernement qui conduit sa politique et une extrême Droite fascisante en échec dans sa tentative d’ancrage social.

Le retour d’un Gérard Collomb inquiet à Lyon a accéléré les annonces pour 2020, au moment où la crise politique et sociale s’accélère.  Dans la Métropole de Lyon, qui devait « réunir l’urbain et l’humain », chacun ne peut que constater l’augmentation des inégalités, de la pauvreté, de la précarité, du mal-logement, … Les urgences sociales sont nombreuses.

Or, Lyon a été le laboratoire de l’alliance Gauche-Droite. Le projet métropolitain est né d’un accord entre présidents « de Gauche et de Droite » des assemblées départementales et communautaires. La majorité actuelle réunit les Écologistes, les Socialistes -dont la majorité sont En marche-, les divers Centres et une part significative de la Droite. Tous sont confrontés aux logiques politiques de la loi MAPTAM dont ils ont tous permis la mise en œuvre.

Les Communistes se sont opposés nationalement et localement à cette loi. Les élus Communistes, Parti de gauche et républicains du Conseil de métropole ont tenté d’infléchir le Pacte de cohérence métropolitain, avec le soutien des élus du GRAM.

Le premier enjeu de 2020 est de remettre en débat le projet métropolitain -ses priorités, son modèle d’agglomération, son rapport à l’aire urbaine et la région-, donc de remettre en débat la forme de collectivité à statut particulier de la Métropole, son rapport aux Communes.

C’est pourquoi les Communistes lancent un appel à toutes les forces progressistes et républicaines, toutes les forces de résistance aux contre-réformes antisociales et antidémocratiques du Gouvernement Macron-Philippe, toutes les forces qui veulent défendre les moyens et la place des Communes dans la métropole. Nous pouvons créer l’évènement en 2020 avec des listes de large rassemblement autour d’un projet métropolitain commun :

  • Un nouveau Pacte de cohérence métropolitain qui redonne toute leur place aux Communes, le droit de délibération des Conseils municipaux sur toute compétence métropolitaine « articulée », un service métropolitain support de la participation citoyenne dans les Communes en lien avec tous les Conseils de quartier.
  • Une fiscalité plus juste, faisant contribuer beaucoup plus fortement les entreprises qui profitent du dynamisme humain, urbain, culturel de l’agglomération (augmentation du taux de CFE) assurant la redistribution d’une part de la dynamique économique aux Communes qui la génèrent (rééquilibrage de la DSC).
  • Une forte augmentation des moyens de l’action sociale : contre la pauvreté, le mal-logement, les violences sociales et familiales ; pour l’insertion, l’accueil des migrants, l’accompagnement de l’enfance, des personnes âgées, handicapées, …
  • Une Conférence régionale pour un développement économique et territorial équilibré, inventant de nouveaux liens entre logement, emploi, commerces et transport ; pour une réindustrialisation valorisant les savoir-faire humains dans un nouveau modèle économique basé sur la coopération et l’investissement public et coopératif.
  • Une nouvelle ambition pour un plan Climat renforcé dans ses objectifs de rénovation énergétique, de développement des réseaux de chaleur non fossiles, de place de la nature dans l’aménagement urbain -notamment en zones denses-, de réduction de la part modale de la voiture dans les déplacements.
  • Une grande consultation citoyenne pour un nouveau Plan de déplacements urbains changeant d’échelle pour les transports en commun et les modes actifs, passant de 1 à 3 milliards par mandat, affirmant la place du rail et des gares dans la mobilité métropolitaine et interurbaine ; la reconception d’un Anneau des sciences privilégiant les transports en commun et traitant aussi bien l’est que l’ouest.
  • La mobilisation de tous les acteurs locaux en direction de l’État pour libérer l’agglomération des trafics de transits routiers et de marchandises, favoriser le rail (réalisations complètes du CFAL, du Contournement ouest de Lyon).
  • Une grande consultation du monde universitaire pour contribuer à un projet d’université de Lyon respectant tous ses établissements, assurant le développement de toutes les formations et filières, sortant de la « spécialisation compétitive » pour valoriser tous les potentiels de création et d’innovation.
  • Une politique de logement renforcée, financée par un prélèvement sur les marges foncières et un doublement de la taxe d’aménagement, pour une accélération de la réhabilitation et de la construction dans toute l’agglomération de logements sociaux et très sociaux visant partout une part de 25 % en 2025 et permettant le renouvellement du parc social dans les quartiers prioritaires.

Si nous connaissons la diversité des situations politiques locales et les contradictions pouvant exister parfois entre Communes sur des enjeux métropolitains, ces grands axes d’un projet pour une autre Métropole lyonnaise peuvent aider, dans chaque Commune, à construire avec les habitants un projet communal et d’agglomération cohérent.

Un tel projet est la seule base efficace d’un rassemblement large, sortant des étiquettes et des postures de principe ; un rassemblement tourné vers la mobilisation des citoyens pour mettre en cause la majorité politique macroniste de Lyon, pousser à la clarification sur les contenus en sortant des faux consensus Gauche-Droite.

Ce rassemblement sera une réponse d’avenir au retour défensif de Gérard Collomb. Il pourra prendre des formes différentes selon les Communes et leur histoire mais, en créant les conditions d’une cohérence métropolitaine des contenus, il peut aider dans chaque Commune, chaque circonscription à faire reculer la confusion Gauche-Droite, tous les populismes derrière lesquels se cachent les Droites dans nos quartiers populaires. Il peut créer la surprise en 2020, mettre en cause l’alliance Gauche-Droite historique de la métropole et bousculer la recomposition politique en retrouvant le cap à Gauche !

Droit à la santé pour tous !

Pour une urgence sociale... pour la santé pour tous... Stop à la folie des fermetures !

Face à la baisse de moyens, qui se traduit par des pressions insupportables sur les conditions de travail des personnels et sur une remise en cause du droit à l’accès aux soins pour tous, nous -élus Communistes, Parti de gauche et républicains- sommes solidaires des actions menées par les personnels, patients et familles que ce soit à Vinatier, à Charial ou à Henry Gabrielle et, dernièrement, avec la bataille des Ehpad.

Dans l’agglomération, selon le programme d’investissement des HCL, c’est la fermeture de l’hôpital gériatrique Antoine Charial de Francheville -qui traitait les personnes âgées dans leur globalité- et le transfert de l’Ehpad -jusque-là géré par les HCL- vers un opérateur privé au prétexte que cette activité n’est pas la vocation des HCL. D’ailleurs, qu’en est-il de ce transfert à un opérateur privé ? Nous exigeons d’être informés de l’évolution de ce dossier. L’émotion des populations est grande devant la disparition d’un hôpital public sur ce secteur de la Métropole, destiné aux personnes âgées qui plus est, mais tout cela rentre dans une opération où le groupement hospitalier gériatrique disparaît pour être rattaché aux différents groupes hospitaliers de l’agglomération au nom de la baisse des dépenses publiques.

Dans l’agglomération, c’est encore la fermeture de l’hôpital Henry-Gabrielle -un des rares centres de cette nature et de cette qualité qui existent en France- et le transfert de ses activités vers Desgenettes. Or, la réalité à Henry Gabrielle, c’est quand même la question du handicap et de tout ce que cela suppose comme soins, bien-être, vie quotidienne, etc. mais, à l’instar de ce qui s’est passé pour l’Ehpad Charial, le cas d’Henry Gabrielle est une démonstration, malheureusement, emblématique des effets pervers de cette logique qui consiste à considérer la logique budgétaire d’abord et la qualité des soins ensuite.

Tout cela contredit la volonté de permettre aux personnels de travailler mieux et à la population d’être bien soignée puisque, dans le même temps, les besoins de santé augmentent -croissance de la population, vieillissement, … Ce dont on a besoin, ce n’est pas de superstructures hospitalières mais d’hôpital public de proximité, des équipes en nombre suffisant et bien formées, …

Nous nous félicitons de la venue de six parlementaires ce lundi 12 février à Lyon, dans le cadre d’un Tour de France des hôpitaux, pour porter ce dossier sensible depuis notre agglomération jusqu’au Gouvernement. Pierre Laurent fera partie de cette délégation -avec Laurence Cohen et Dominique Watrin, pour les Sénateurs et Alain Bruneel, Pierre Darrhéville et Jean-Paul Lecoq, pour les Députés. Ils rencontreront les salariés et médecins entre 10H30 et 12H45 au Vinatier, de 15H00 à 16H30 à l’Ehpad Pierre Garraud, de 17H00 à 18H30 à Henry Gabrielle et termineront par une rencontre publique à l’hôpital de la Croix-Rousse à 19H30. Nous serons à leurs côtés dans cette initiative utile à tous ceux qui défendent l’hôpital public et le droit à la santé pour tous.

Qu’on donne aux Ehpad les moyens de fonctionner !

Pour la dignité et le respect des personnes âgées... Soutien aux personnels soignants !

Face à l’inquiétude et face au scandale de la situation des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et dans les services d’aide à domicile, nous voulons apporter notre soutien aux personnels pour leur action de demain.

Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes. Alors que tout le monde reconnaît les besoins criants du secteur des Ehpad et dans les services d’aide à domicile, le Gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie « prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence », et la réforme de la tarification introduite par la loi Vieillissement dite « ASV » va se traduire par des suppressions de postes.

Et, pendant ce temps, rien sur la nécessité d’avoir plus d’Ehpad publics ! Qu’on donne aux Ehpad les moyens de fonctionner !

Dans ce contexte, nous pouvons rappeler que la Métropole est la principale partenaire de l’État et de l’ARS puisque la loi lui donne la responsabilité de veiller sur son territoire à la cohérence des actions menées par les différents acteurs, notamment en assurant leur coordination, en concertation avec l’Agence régionale de santé (ARS). La Métropole est chargée de veiller à la cohérence du parcours des personnes âgées sur son territoire. Elle assume le traitement des demandes et le versement des aides aux personnes âgées ainsi que le déploiement de l’offre en établissements et services à destination des personnes âgées.

État des lieux : 185 établissements pour personnes âgées offrent au total 12 940 places d’accueil, dont 9 316 sont médicalisées, soit 61 % d’entre elles. Les familles font l’expérience de la difficulté pour trouver les places nécessaires, notamment pour les malades d’Alzheimer. Le projet social de la Métropole affirme que le développement de l’offre d’accueil en structures spécialisées reste un enjeu majeur, afin de garantir un hébergement de qualité aux personnes en perte d’autonomie. Mais, il se contredit aussitôt en privilégiant le redéploiement et la transformation de places et en affirmant que le développement de l’offre devra tenir compte des contraintes budgétaires.

Comment pourrait-on répondre aux besoins des personnels des Ehpad -création de postes, formation et rémunération-, aux besoins des familles en acceptant la logique des réductions de dépenses publiques chère au Gouvernement Macron/Philippe et aux Directives européennes ? La fermeture de l’hôpital Charial entièrement dédié à la personne âgée, le désengagement par les HCL de l’Ehpad Charial, la fermeture d’Henry Gabrielle, tout cela contredit la volonté de permettre aux personnels de travailler mieux et à la population de vieillir dans la dignité et la sécurité des droits respectés.

Nous soutenons le mouvement des personnels des Ehpad et saurons nous en faire l’écho auprès des amis du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui dirigent en toute connivence avec ce Gouvernement.

Pour une politique d’accueil digne !

Les Conseillers métropolitains Communistes, Parti de gauche et républicains avec les organisations et associations...

Les migrants et les réfugiés doivent être accueillis dans la dignité afin qu’ils puissent sortir de l’urgence et reconstruire leur vie. Ils ont été chassés par des guerres impliquant les puissances occidentales, par la famine dans des pays dont les richesses naturelles sont exploitées par des multinationales occidentales. En favorisant l’explosion de la Yougoslavie, en détruisant la Libye, en tentant de faire tomber le régime syrien, la France -avec d’autres- a semé la violence et la haine. Les réfugiés sont le symptôme d’un monde inégal et violent. Aucun mur ne protégera l’Occident du monde ! C’est dans la paix et le développement, dans le respect des réfugiés et des peuples que le monde pourra reconstruire la paix et, donc, la possibilité pour chacun de vivre dans son pays.

Dans l’urgence, c’est le respect des droits humains, le retour aux traditions d’accueil de notre République -mises à mal depuis 20 ans- qui permettront aux migrants de trouver leur place dans notre société ou de retourner dans leur pays en paix. En créant des centres d’accueil et d’orientation pour sortir de la honte de la « Jungle de Calais », l’État a montré que c’était possible et utile, non seulement pour les migrants et réfugiés mais aussi pour les collectivités et le pays. Or, le plan Migrants, en vue d’un Projet de loi en septembre 2017, qui prévoit la création de 4 000 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile en 2018 et 3 500 en 2019, reste bien en-deçà des besoins réels urgents et de moyen terme des réfugiés et migrants dont les droits élémentaires sont bafoués dans notre pays.

Aussi, les Conseillers métropolitains Communistes, Parti de gauche et républicains joignent leurs voix à celles des organisations et associations qui dénoncent l’insuffisance des mesures d’accueil annoncées et ils le font d’autant plus que Vénissieux -avec Villeurbanne, Lyon et Saint Fons- ont accueilli l’année dernière des migrants de Calais. Et tous les élus locaux savent bien que cette année encore, comme l’année dernière, nous serons confrontés à des familles hébergées dans les écoles. C’est pourquoi nous soutenons la proposition d’une loi d’Orientation et de programmation, formulée par les élus de Paris, pour l’accueil des migrants qui porte sur trois axes.

  • Le premier porte sur une restructuration de l’accueil des migrants sur l’ensemble du territoire français, définissant un processus de répartition au cas par cas en fonction de critères démographiques et économiques. Outre la mise en place d’un délai maximal de six mois pour traiter les demandes d’asiles, le texte demande la création d’un fonds financé par l’État et s’élevant à 10 millions d’euros par an.
  • Le deuxième axe propose des mesures pour favoriser l’intégration des migrants, notamment la création de nouvelles places d’accueil pour les demandeurs d’asile et les réfugiés. Le nombre de places en centre d’accueil (Cada) passerait ainsi de 50 000 places en 2018 à 75 000 en 2022, avec formation linguistique et civique.
  • Enfin, la proposition de loi plaide pour la constitution d’une Agence de l’accueil et de l’intégration pour coordonner l’ensemble du mouvement, sous la responsabilité d’un Haut-Commissaire auprès du Premier Ministre. Elle serait « chargée de la mise en œuvre de l’État en matière d’accueil et d’orientation des migrants sur le territoire français, notamment des réfugiés ». Elle reprendrait ainsi les compétences de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui dépend du ministère de l’Intérieur.

On ne peut sortir des guerres et de leurs drames que dans le plein respect des droits humains fondamentaux et du Droit international.

Pour l’élection du Président…

Une candidature du groupe Communiste, Parti de gauche et républicain...

Le renouvellement de l’exécutif métropolitain se fait dans le contexte d’une recomposition politique accélérée autour d’une majorité qui généralise l’expérience Lyonnaise. Il est donc essentiel que s’affirme, dans ce Conseil de Métropole, la volonté de défense des services publics, de nos Communes, des droits des salariés, des principes de solidarité. Ce sera le sens de la candidature présentée par le groupe Communiste, Parti de gauche et républicain à la présidence de la Métropole.

L’ancien président, fondateur de la Métropole, est désormais au cœur de l’État et prépare des réformes institutionnelles dont nous connaissons bien l’orientation. En 2013, les présidents Mercier et Collomb n’ont pas eu besoin d’ordonnances, mais d’une simple conférence de presse pour mettre au pas le Conseil de communauté, la grande majorité des maires et des élus, et imposer une réforme dont nous mesurons à quel point elle a affaibli nos Communes, la démocratie locale, et l’idée même d’égalité et de solidarité. La Gauche en a payé le prix fort, la Droite républicaine aussi. Et nous sommes bien placés pour comprendre ce qui s’est mis en marche : un pouvoir, qui n’a de nouveau que les noms et les sigles, entièrement au service de l’attractivité et de la performance financière pour les oligarchies mondialisées et dématérialisées, contre la République et l’équilibre des territoires.

Ce vaste bouleversement institutionnel, économique et politique ne sera pas un long fleuve tranquille. Notre peuple a maintes fois montré dans l’histoire sa capacité à secouer les puissants. Les promesses et les habits neufs du président Macron se salissent déjà des renoncements et des affaires ! Nous serons avec tous ceux qui, demain, défendront les services publics, les Communes et les Départements, les droits du travail, l’industrie et l’emploi, l’environnement et l’écologie, la solidarité et les droits sociaux. Certains voudraient nous faire croire que rien n’a changé ici puisque, à Lyon, la marche était déjà engagée. La logique de la majorité présidentielle va pourtant s’imposer ici comme ailleurs et la majorité métropolitaine sera, demain, la majorité présidentielle au service d’une politique que notre groupe Communiste, Parti de gauche et républicain, avec ses représentants à l’Assemblée nationale, combattra avec détermination.

La Métropole a rompu le pacte existant entre la Communauté urbaine et ses Communes, pacte qui faisait qu’aucune délibération concernant une Commune ne pouvait être prise sans l’accord du Maire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et, en 2020, des Communes ne seront plus représentées au Conseil de Métropole. Des Maires pourraient être éliminés dans la logique majoritaire de leur territoire. S’il reste dans les pratiques héritées de la Communauté urbaine des éléments de co-construction de politique publique avec les Communes, comme pour le PLU-H, l’exécutif métropolitain a refusé de faire du Pacte de cohérence l’outil de la garantie de la place des Communes dans la Métropole. La Métropole refuse de reconnaître les Conseils municipaux et privilégie une relation qui court-circuite les assemblées communales (les Conseils municipaux) et qui ne peut être que technocratique. Et la réduction successive, notamment de la DGF, portée à – 10 milliards d’euros en 5 ans pour le collectivités locales entraîne une réduction des effectifs, une baisse des investissements et des répercussions sur les services à la population : c’est l’austérité pour les Communes, c’est le quotidien des Français que l’on dégrade.

Nous serons une opposition constructive à la majorité « En Marche » de la Métropole, ouverte à tous ceux qui veulent défendre la place des Communes au plus près des citoyens. Nous affirmons que la Gauche de progrès social n’a pas disparu de cette assemblée ; qu’elle peut, dans sa diversité, tirer les leçons de son échec sous les politiques dont Gérard Collomb était un des inspirateurs : élu à Gauche et gouvernant à Droite. Avec les habitants de toutes nos Communes, nous ferons vivre le projet d’une autre agglomération lyonnaise, libérée des trafics de transit routier et marchandises, réconciliée entre est et ouest, trouvant le chemin de sa réindustrialisation dans un nouveau modèle économique coopératif faisant pièce aux experts de la concurrence « libre et non faussée »… une agglomération fière de ses Communes, de leur diversité et de leur vie démocratique et culturelle… une agglomération qui organise les solidarités intercommunales et qui construit les villes durables, humaines, respectueuses de l’environnement et des enjeux climatiques… une agglomération au cœur de sa région, dans l’équilibre et la coopération avec ses grandes voisines régionales… une agglomération qui se projette dans l’avenir et qui rompt avec les visions à courte vue… une agglomération qui mette un frein au creusement des inégalités, en combattant l’arrogance de la richesse et en organisant les droits de tous pour faire reculer pauvreté et exclusions, dans le logement, la mobilité, l’énergie, la culture, l’emploi, l’insertion, la formation…

Contre l’austérité ! … Pour les services publics ! …

Soutien aux salariés de la fonction publique !

Nous -Conseillers métropolitains Communistes, Parti de gauche et républicains- tenons à exprimer notre soutien aux salariés de la fonction publique, et notamment aux agents de la Métropole, dans leurs revendications de ce jour.

Contre la poursuite des politiques d’austérité, nous défendons le service public avec eux et revendiquons tous ensemble :

  • l’augmentation générale des traitements ;
  • l’arrêt des restructurations et des suppressions de postes, et la création des emplois nécessaires… mesures qui passent par l’arrêt des politiques d’austérité, et donc du Pacte de responsabilité ;
  • le retrait du projet de loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) ;
  • un plan d’investissement public pour relancer l’économie ;
  • les moyens financiers à la hauteur des besoins pour l’ensemble des secteurs (aide à la personne, petite enfance, …).

Dans ce contexte, et alors que le projet de loi NOTRe sera en cours d’examen parlementaire, nous serons parmi les manifestants ce mardi 19 mai à 13H00 place Bellecour.

Hôpital du Vinatier… Des drames inadmissibles !

Le groupe Communiste et républicain solidaire des salariés !

Élus Communistes et républicains à la Métropole, nous sommes pleinement solidaires des actions décidées par les personnels du Vinatier avec les syndicats CGT et Force Ouvrière, notamment la journée de grève et le rassemblement devant l’ARS du 12 février.

En quelques jours… agression grave à l’arme blanche contre un infirmier… deux suicides de patients puis d’un infirmier… Il ne s’agit pas d’une « série noire » mais bien des conséquences de dysfonctionnements graves dénoncés depuis plusieurs mois par les personnels. Ces dysfonctionnements sont d’autant plus inacceptables que le drame de 2002, qui avait coûté la vie à un infirmier et lourdement blessé et traumatisé une soignante, aurait dû servir de leçon.

La plupart des habitants de notre agglomération auront besoin, à un moment ou un autre, de l’hôpital psychiatrique pour eux-mêmes ou pour un proche : personnes âgées dépendantes, maladies psychiatriques graves, dépression importante, toxicomanie, … Dans cette discipline, plus que dans n’importe quelle autre, la confiance est déterminante pour l’acceptation du soin. Comment confier un proche à l’hôpital psychiatrique si le doute existe sur sa sécurité, sur les moyens dont dispose le personnel ?

Il es inadmissible que, depuis plusieurs mois, le dispositif d’appel d’urgence ne fonctionne pas à l’hôpital du Vinatier. Une solution urgente doit être apportée à ce premier problème. Au-delà, le choix de soumettre l’hôpital aux critères de rentabilité se paie en vies humaines et nous soutenons complétement les revendications des salariés : réouverture des 40 lits fermés entre 2013 et 2014, renforcement des structures extra-hospitalères (hôpital de jour, centres médico-psychologiques, centres d’accueil thérapeutiques) et le recrutement, au sein de l’hôpital, des personnels soignants, techniques et administratifs nécessaires.

Pour éviter de nouveaux drames, pour garantir le droit aux soins psychiatriques, la sécurité des personnels et des patients, il y a urgence à répondre positivement à ces revendications !